mercredi 31 mars 2010

Le Brésil: Sao Paulo et Foz do Iguacu

Après 2 heures de vol, nous voici à Sao Paulo au Brésil.

Sao Paulo est la plus grosse agglomération d'Amérique du sud (Buenos Aires, la deuxième). Cette ville n'est pas une halte touristique réputée! En effet, le centre ville est organisée curieusement (les rues partent dans tous les sens, car le développement s'est fait de manière un peu anarchique) et ne possède pas de charme particulier. De notre coté, nous avons la chance de connaitre quelques personnes sur place, notamment Chris, un pote qui habitait dans le même quartier que moi en Inde.

Le premier jour sur place, nous avons malgré tout fait un petit tour en ville, afin de voir le centre et plus particulièrement le marché (qui regroupe les productions de fruit, de légumes, de poisson et de viande des 4 coins du pays). Après avoir un peu galéré (la faute aux plans de ville très peu détaillé: difficile de se repérer sans le noms des rues!), nous finissons par trouver le marché! On est étonné par la diversité des produits ainsi que par la concentration de flics! Il y en a tous les 20 mètres!

Le soir, Chris nous a emmené découvrir l'un des quartiers les plus réputé de la ville: Sao Paulo étant reconnue pour sa gastronomie et sa vie nocturne. Après une dégustation de grillade, nous partons pour un petit concert live de samba rock dans un bar adjacent. Vers les 2h du matin nous rentrons en taxi, en souhaitant bon courage à Chris qui a un entretien individuel prévu à 8h30!

Le lendemain, nous commençons par aller récupérer le sac à dos que l'on a oublié dans le coffre de la voiture de Chris la veille! Après cela, nous partons au plus grand stade de la ville visiter le musée du Football. Musée très bien fait d'ailleurs récapitulant notamment toutes les coupes du monde (le Brésil est le seul pays a avoir participé à toutes les éditions), et des expos sur les grands joueurs brésilien dont Pelé (forcément!), Ronaldo ou Ronaldinho. Après cette visite, nous rentrons (sous la pluie) à l'auberge récupérer nos sacs avant de filer à la gare routière pour notre prochaine destination: Foz do Iguacu.




Après 14h de bus, nous voici à destination. Premier challenge de la journée, trouver notre chemin en bus local jusqu'à l'hostel! Première galère, les bus possèdent des tourniquets à l'intérieur: un mini guichet a été aménage avec un employé à qui l'on achète les billets. C'est surement efficace contre les resquilleurs, mais c'est un peu la merde à passer avec nos 20 kgs de bagages (surtout une fois que le bus roule à fond!). Nous devions descendre à l'arrêt en face du Mc Do du coin, le problème est que l'on a jamais vu l'enseigne! Du coup, nous descendons à l'autre bout de la ville! Nous finissons le trajet à pied, en mangeant dans une petite cafeteria fort sympa sur la route, où l'on paye son repas au Kg.

Foz do Iguacu est situé à proximité de la frontière avec le Paraguay et l'Argentine. Les frontières étant délimitées par les fleuves du coin. Fleuves célèbres pour deux choses: les chutes d'iguacu entre le Brésil et l'Argentine, et le barrage d'Itaipu entre le Brésil et le Paraguay.

Les chutes d'Iguacu ne sont pas les plus hautes, ni les plus grosses, mais les plus « denses » au monde, puisque c'est un complexe de plus de 230 chutes d'eau qui se forment lorsque le fleuve franchit une faille de 60m.

Le premier jour, nous passons la journée du coté Brésilien (qui offre la plus belle vue d'ensemble), un second jour entier étant nécessaire pour le coté argentin (qui permet de s'approcher au plus prêt des chutes les plus impressionnantes).

Après environ un kilomètre de marche nous approchons des chutes. Un nuage permanent se forme a proximité de celles ci. Au choix vous avez deux méthodes pour vous approcher: la technique brésilienne du T shirt mouillé, ou comme nous la version capuche Gore tex!
Les différentes photos (des chutes d'eau et non des T shirts mouillés!) parleront mieux qu'un long discours sur cet endroit assez fantastique!

Du coté brésilien des chutes, nous avons fait un détour dans un parc aux oiseaux. L'occasion pour nous de voir perroquets et toucans de très près (voir même de trop près pour les toucans: on imagine qu un petit coup de bec ne doit pas faire due bien!)

Nous avons également passé une demi journée à visiter le barrage d'Itaipu. Ce n'est pas le plus gros au monde (avec 8 kms de long et 190m de haut, c'est le deuxième! Le premier étant en Chine mais produisant une valeur inférieure de Megawatt.)
Itaipu détient le record annuel de production électrique: en 1 an, ce barrage produit de quoi couvrir la consommation mondiale d'électricité pendant … ...2 jours!

Nous avons de la chance, car un lâcher d'eau (trop plein) est effectué ce jour là: le volume d'eau relâché est équivalent à 7 fois le débit des chutes d'eau d'Iguacu. La tremplin aménagé à l'extrémité du dévidoir fait monter les gerbes d'eau jusqu'à 70m de haut: Aussi impressionnant que les chutes d'eau vu la veille coté brésilien. Le barrage étant situé entre le Brésil et le Paraguay, nous ne cessons de franchir la frontière géographique lors de la visite: une ligne jaune peinte au sol marque symboliquement la frontière.
Nous avons eu la surprise de voir le guide parler de Grenoble: Quelques turbines ont été fournies par Neyrpic!

Après ces 3 jours passés sur Foz do Iguacu, nous prenons le bus pour Rio (et hop là, 24h de trajet!).




jeudi 25 mars 2010

Argentine suite et fin: Cordoba et Buenos Aires

Apres Mendoza et l'Aconcagua, nous sommes partis en direction de Cordoba.

Cordoba est la deuxième ville du pays, reputée pour ses universités, ses batiments de style coloniaux, ...
... ainsi que pour le rallye d'Argentine qui se déroule non loin de là, lorsqu'il est au calendrier du championnat WRC: ce qui n'était pas le cas cette année! (ça c'est pour Mathieu!)

Nous avons passé 3 jours dans cette localité.
Le premier jour nous sommes allés à Alta Garcia, à 40 kms au sud de Cordoba. Cette ville a ete forme autour d une ancienne estancia: il s agit d'une grande ferme (regroupant église, moulin, etc) qui etait le centre d'une gigantesque exploitation. A Alta Garcia se trouve également la maison ou a grandi Che Guevara. Cette maison est devenu un musée où l'on peut voir de nombreuse photos retraçant sa vie mouvementée. On a d'ailleurs appris que le Che avait commencé à faire parlé de lui en partant explorer son pays en vélo à moteur, avant de partir explorer le reste de l'amérique du sud (ce second voyage lui ouvrira les yeux sur les conditions de travail et la pauvreté de ces régions: ce qui va entrainer le début de son combat!).

Les deux autres jours nous sommes partis à la découverte de la ville. L'occasion pour nous de constater la ferveur religieuse qu'il reignait (et règne toujours!) en amérique du sud: dans le musée des trésors de l'église, nous avons vus une statuette où les gouttes de sang s'avère être en fait des rubis incrustés!

De Cordoba nous avons rejoint Buenos Aires (à 10h de bus de là).

L'agglomération de Buenos Aires regroupe un tiers de la population de l'Argentine! C'est donc une bonne grosse agglomération (avec la polution qui avec), avec une énorme avenue en son centre (la plus large au monde: 125m!). Malgré la taille de la ville, il est agréable de s'y ballader: les rues sont organisées en damier (pratique pour se répérer), les différents quartiers sont desservis par le métro, et au pire, les taxis ne sont pas trop chers!

Même si il s'agit de la capitale, les prix ici sont beaucoup moins cher qu'en Patagonie. Bon point pour nous, on a commencé par le plus cher! On était donc content de voir les prix diminuer au fur et à mesure du périple argentin !.
Nous avons commencé par visiter la place principale de la ville. En arrivant sur place, nous avons pu voir qu'une tournage avait lieu. D'après nos observations, nous en avons déduit qu'il s'agissait d'un tournage pour Nike, vraisemblablement pour un spot pour l'équipe nationale en vu de la coupe de monde de foot. On s'est tellement approché que le staff nous a pris pour des figurants (meme si on devait etre les seuls à ne pas être en blanc et bleu) et nous a proposé à boire!

Buenos Aires possèdent deux icones: Evita et Maradona.
Nous sommes allés au musée dédiée à la première, et au stade de Boca Junior pour le second (le club qui la vu débuté et finir sa carrière).
On aurait pu assisté au match de foot de l'année Boca Junior contre River Plate, mais le prix disusasif (120€ la place!) et la météo (qui a finalement fait reporté le match!) nous en ont disuadé. Ce n'est que parti remise, on se ratrapera au Brésil!

Pour le dernier soir passé à Buenos Aires, nous sommes allé à un show de Tango. C'était pas trop dans le genre traditionnel mais plutot Broadway, mais du coup la performance s'est averé très impressionante (danseurs pros!).

Le lendemain, direction l'aéroport pour nous envoler vers notre detination suivante: le Brésil et Sao Paulo!

mardi 23 mars 2010

Et l espagnol alors ?

Ceux qui nous connaissent bien Steve et moi doivent peut-etre se demander comment nous arrivons a communiquer sur ce grand continent hispanophone, ce n est effectivement pas l allemand qui va nous aider ici... quoique il y a bien des colonies suisses en Argentine et des colonies allemandes au Chili...

Voila donc quelques elements de reponses a cette question cruciale :

- tout d abord, on va en decevoir plus d uns, mais il est bien sur possible de communiquer en anglais ici en Amerique du Sud, eh la, on avoue notre laisser-aller, on hesite pas une seconde a utiliser l anglais des que cela est possible, c est tellement plus facile !!!

- l espagnol c est pas trop eloigne du francais, alors deja au niveau de la comprehension, on a une longueur d avance sur les anglo-saxons que nous avons rencontres et qui nous ont dit beaucoup lutter avec la langue.

- de mon cote, j ai la chance d etre entouree de grandes hispanophones que sont mes amies Cyrile et Sandrine. Cyrile m a quant a elle initite a quelques expressions recurrentes (du style claro, hola que tal ...) eh oui Cyrile, ca t arrive souvent de me parler espagnol alors que je suis une germaniste pure et dure...Sandrine quant a elle, m a prise en main lors du sejour en Thailande et m a donne quelques cours de base qui ont ete vraiment tres utiles et puis j avoue que seule avec mon petit guide Harraps, cela ne me donnait pas tres envie de travailler...
Bref tout ca pour dire que ces rudiments m ont permis de formuler quelques phrases basiques mais chaque fois bien comprises par mes interlocuteurs, ma specialite : l achat de billets de bus, c est pas trop complique et je connais tout le vocabulaire associe !!!
Bon par contre, pas de quoi etre trop fiere car quand il s agit de tenir une vraie conversation, il n y a plus personne. De meme c est une chose que de savoir s exprimer, mais c en est une autre que de comprendre la reponse !!! Tu connais le vocabulaire que tu dois utiliser pour la fameuse phrase que tu as mis plusieurs minutes a preparer mais tu ne peux pas connaitre tous les mots que la personne en face va utiliser pour sa reponse. Petite anecdote a la cle : a Barriloche, j ai voulu gouter au chocolat local, je ne voulais pas une grosse quantite et du coup j ai montre un petit sachet a la vendeuse, elle m a repondu quelque chose en espagnol que je n ai bien sur pas compris, mais j ai persite dans mon achat. Resultat des courses : au lieu de me retrouver a deguster des succulents chocolats, je me suis retrouver avec un sachet de chocolat en poudre !!!! Ah ca, ca a bien fait rire Steve...

- tiens Steve, quand on parle de lui... Eh bien oui je ne vais pas oublier de parler de ses prestations . Pour ce qui est de parler, Steve maitrise aussi parfaitement les expressions de base de politesse et les mots cles permettant d organiser le periple, je dois noter d ailleurs que generalement il comprend mieux les reponses que moi (ca doit etre la logique masculine...) par contre s il peut eviter de se lancer dans une conversation en espagnol, il le fait. Il a donc mis au point des techniques imparables qui ont fait leur preuve a maintes reprises.
Pour demander la note : petit signe de la main evocateur, difficile a decrire mais vous voyez de quoi je parle.
Pour acheter un billet de bus : il ecrit les infos de base style date, destination sur un papier et fait meme des petits croquis pour par exemple demander si la gare est au centre ville ou pas. C est super ingenieux et efficace, rien a redire !!!

Voila donc pour les explications, depuis toutes ces semaines, je pense aussi que nous avons bien progresse... On se rappelle de nos premieres commandes au restaurant : bien laborieuses et aujourd hui c est presque comme si on comprenait tout !!!

mercredi 17 mars 2010

Mendoza

Après une bonne nuit passée dans un bus, nous voici à Mendoza.

Cette ville se situe au croisement de la route 40 (qui longe les Andes du sud au nord) et de la route 7 (qui relie Santiago au Chili à Buenos Aires).
Mendoza est réputé pour ses vins (90% de la production argentine vient de cette région). Du coup nous avons décidé de faire une petit tour à vélo en faisant des stops dans les caves du coin.

Il y a deux principales localités dans les environs de Mendoza pour la route des vins: Maipu et Lujan. On avait prévu d'aller à la première, mais au dernier moment on est parti pour la seconde sur les conseils d'un local. Équipé d'un petit croquis et d'un numéro de ligne de bus, nous pensons que la tache va être facile. Et bien non!!! Vu que le bus indiqué ne se présentait pas, on en a pris un autre!
Ce bus nous a déposé à 2kms des caves. Le hic c'est qu'on nous déconseille d'y aller à pieds, car il faut traverser une zone pas « trop nette ». On fini donc notre trajet en taxi.
Avec tout ça, au lieu de commencer la visite sur les 11h, nous commençons notre tour à 14h00(sans avoir mangé...).
Notre première visite se fait chez un petit producteur. De l'extérieur cela semble petit, mais une fois à l'intérieur, on découvre une belle salle de dégustation et une cave bien équipée. La patronne nous fait elle même la visite (en espagnol). Au niveau de la dégustation, nous avons droit à un rosé et un cru de Malbec (cépage de référence en Argentine). Ces vins ne semblent pas fort, mais atteignent tout de même les 14-15°. Après cette petite dégustation, on repart en vélo, sous le soleil, pour la deuxième visite (et toujours pas le temps de manger).
Cette fois ci, il s'agit du domaine Norton (propriété de Swarovsky) implanté depuis très longtemps en Argentine. Il s'agit d'une visite "pro" et organisée en petit groupe. On a été étonné au passage de voir des vignes suspendus à 2m du sol (technique italienne utilisé pour certains cépages). Nous avons pu déguster du Malbec à trois stages de maturation différents.
Après cela, il nous faut enchainer sur la troisième cave. On repart donc à vélo (pas le temps de s'arreter pour manger). Il s'agit cette fois ci d'un autre petit producteur qui s'est fait connaître en devenant un fournisseur "officiel" de vin de messe (une sorte de porto). On apprend lors de cette visite que le cépage Malbec (ou Côt) est orginaire de Cahors et est arrivé en Argentine en 1868. Le phylloxera a beaucoup touché les cépages français, mais a épargné l'Argentine. Du coup, l'Argentine se trouve être le principale producteur, avec un cépage « originel ».
Après cette ultime dégustation, nous avons pu manger un petit sandwich avant de rentrer sur Mendoza.


Le lendemain, afin d'éponger les petits excès de la veille, nous avons fait une journée rafting. Le Rio Mendoza est classé niveau III/IV (en gros, ça commence à brasser). L'eau étant pas franchement chaude, et on a vite été reveillé par les petits filets d'eau froides qui descendait dans la combinaison!
Après quelques kilomètres, dans un rapide un peu plus vigoureux, un des kayaks ainsi qu'un rafting nous accompagnant se sont retournés. Il a donc fallu repêcher les collègues, les pagaies et les chaussures au milieu du rapide (on s'est retrouvé à 11 sur le bateau, le temps de s'arrêter dans un endroit plus calme). Le reste de la descente s'est déroulé sans encombre (mais toujours avec ces désagrables petits filet d'eau qui rentrent par le haut de la combinaison!). Au passage, un des moniteurs nous auras appris le jeu de "la pierra in el culo": un dessin vaut mieux qu'un long discours, mais pour ce cas là, je ne ferai pas de dessin!

Après cela, nous avons enchainé sur un trekking de trois jours au pied de l'Aconcagua, le plus haut sommet hors Himalaya (6962m). Vu que l'on a pas "l'équipement qu'il faut", on a signé pour une option « lit dans un dortoir » (en fait une énorme tente dôme), comme cela nous n'avons que des sacs de couchages -5°C à louer. Le trek se déroule sur 3 jours: Premier jour, approche jusqu'à Confluencia (de 2800 à 3400m). Deuxième jour Aller/Retour jusqu' à Plaza Francia (Camp de base au pied de la face sud à 4200m). Dernier jour retour de Confluencia jusqu'à la sortie du parc.
Une nouvelle fois on a eu un super beau temps. Il n'y a pas beaucoup de dénivelé, par contre le vent, l'altitude, ainsi que les argentins qui ont fait la fête jusque tard dans la tente, ont rendu le deuxième jour assez éprouvant (7h de marche pour 18 kms entre 3400 et 4200m). Mais ces efforts en valait la peine! Plaza Francia est située au pied de la face sud: un mur de 3kms de haut!

De retour sur Mendoza, nous préparons nos bagages pour notre prochaine étape: Cordoba (et hop, encore 10h de bus!)


mardi 9 mars 2010

Patagonie suite: San Carlos de Bariloche

Après 28h de bus (entrecoupées quand même de quelques petites pauses) au travers de la pampa, nous arrivons à San Carlos de Bariloche.

Cette ville est considérée comme étant très exotique aux yeux des Argentins: nichée au milieu de nombreux lacs et des sapins, à proximité du Cerro Cathedral (qui possède un domaine skiable) et avec de nombreux chalets en bois, cela rappelle beaucoup les Alpes! Ils considèrent ce lieu comme étant leur Suisse! Cette réputation traverse même les frontières car de nombreux brésilien viennent passer leur vacances d'hiver (en Juillet et Aout!) ici.

Cette réputation de petite Suisse est renforcée par les nombreux colons Suisses qui se sont installés ici au début du XXème siècle. C'est avec joie que nous avons constatés que ces derniers ont fortement influencé la culture culinaire locale: les nombreuses chocolateries et restaurants proposant des fondues sont là pour l'attester!


Lors de notre première journée ici, nous nous sommes contentés d'arpenter la ville et le musée locale (histoire de récupérer des heures passées dans le bus).
Première observation, il y a pas mal de voitures de marques françaises. Par contre, elles ne sont plus toutes jeunes car il s'agit la plupart du temps de 2CV, de R11, R12, R14, R18 et autres 504!
Le secret de leur longévité est peut être lié au carburant utilisé? Aux stations services vous pouvez choisir entre un litre de super « standard » ou un litre de « Fangio »!
Des noms d'enseignes locales nous ont aussi beaucoup fait sourire: les chocolateries « Turista »et l'hotel « Pudu » entre autre!

Le lendemain, nous avons loué des VTT pour faire la boucle la plus célèbre du coin, zig zaguant entre les collines et les lacs : le circuit du « Chico ».
Le trajet fait à la base 27 kms, mais vu que l'on a fait quelques détours (volontaires!) on a fini avec une quarantaine de kilomètres au compteur. Une nouvelle fois le beau temps était de la partie!
A midi, nous avons fait une pause dans le hameau de la colonie suisse, où nous nous sommes jetés sur la fondue! C'était la première fois que nous mangions une fondue en été au mois de Mars!

Après ce charmant repas (fondue + dessert + 1 litre de bière plus tard: le tout pour 9€ par personne, c'est meilleur marché quand Suisse!) nous voilà repartis sur nos vélos pour finir la boucle.

Après tout ces efforts, nous pensions pouvoir (et souhaitions!) nous endormir rapidement.
Manque de bol sitôt endormis nos deux compagnons de chambre se sont avérés être l'incarnation d'une tronçonneuse et d'un aspirateur! On avait déjà partagé la chambre avec des ronfleurs, mais ces deux là étaient absolument hors du commun et insupportables! Bilan: Mathilde est allée dormir dans la salle commune de l'hotel, et je me suis jeté sur les bouchons anti-bruit de mon coté!

Le lendemain de cette fabuleuse nuit, nous avons fait une petite excursion au sommet du Campanario (bon on s'est fait aider par un téléphérique à la montée). De là haut (avec un peu de vent et de nuages: ça ne peut pas toujours être au top non plus!), on a pu profiter du panorama autour d'un thé et d'une part de gâteau local à base de Dulche de Leche (= confiture de lait).

Notre dernier jour dans la région de Bariloche sera passé à San Martin de Los Andes. Il s'agit d'une petite localité située 200kms plus au nord, entourée (une nouvelle fois) de lacs, et réputée pour la station de ski locale (une des plus chics des Andes). Sur la route du retour, nous sommes passés par la « vallée enchantée », appelée ainsi en l'honneur des curieuses formations rocheuses visibles dans ce secteur.



Après Bariloche, nous voici en route pour Mendoza, ville située à une latitude similaire à Santiago et Buenos Aires (et hop là, c'est reparti pour 20h de bus!).

mardi 2 mars 2010

La Patagonie suite: Le Fitz Roy et le Cerro Torre

Après El Calafate, nous voilà donc en route pour El Chalten (200 kms plus au nord).

El Chalten est un petit village implanté non loin du massif du Fitz Roy.
Ce lieu est considéré comme la capitale nationale du trekking: c'est son unique raison d'exister! Le village a été créé pour cela (avec pour conséquence de ne comporter que des restaurants, des hôtels et des agences de guide ou de location dans ses rues!).

Nous avons prévu de passer 3 jours ici. Il est possible de camper gratuitement à divers endroits dans le parc, mais vu que nous n'avons pas de matériel, nous avons choisi l'option « retour au village » à la fin de chaque journée. Ce n'est pas très gênant (quoique un peu plus long!) car les différentes sorties que nous avons prévues (Cerro Torre et Fitz Roy) sont localisées dans des vallées différentes.

Pour ceux qui ne connaisse pas le Fitz Roy (3441m): il s'agit du sommet le plus élevé et le plus célèbre de Patagonie. Ces parois attirent de nombreux andinistes (on ne dit pas « alpiniste » ici car nous ne sommes pas dans les Alpes).
Ce n'est pas la montagne parfaite malgré sa belle forme pyramidale (la montagne considérée comme étant la plus belle au monde se trouvant au Pérou: l'Alpamayo), mais ça a sacrément de la gueule!
Cocorico, ce sommet a été vaincu en 52 par une expédition française! La cartographie des environs a été figée et définie à ce moment là, ce qui a eu une incidence sur les noms des sommets alentours: Aiguilles St Exupery, Mermoz, Guillaumet (tous les trois héros de l'aéropostale en Patagonie), Val de Vois et Poincenot.

Dans la vallée voisine du Fitz Roy se trouve le Cerro Torre (3102m). Il s'agit d'une aiguille impressionnante dont l'histoire est assez fantastique: En 59, l'italien Maestri prétend avoir vaincu le Cerro Torre, mais les clichés réalisés au sommet (et censés attester la victoire) ont été ensevelis dans une avalanche (avec son compagnon de cordée). En 70 (le pic trainant une réputation de montagne impossible à vaincre) Maestri est de retour et conduit l'ascension armé d'un perforateur afin de pouvoir fixer des pitons pour progresser dans l'ascension (créant au passage une énorme polémique) . Mais il s'arrêtera au pied de la calotte de glace couvrant le sommet, prétextant qu'il s'agit d'une couche instable (de taille variable selon la force du vent) et qu'il ne s'agit donc pas du véritable sommet! En 74, finalement, a lieu la première véritable (et non discutable) ascension par une équipe italienne.

Les treks sont assez longs (de 7h à 8h à chaque fois) mais ont relativement plats (+500m maxi de denivelé). De nombreux "Miradors" sont aménagés le long du parcours permettant d'avoir des objectifs intermédiaires (et donnant du courage pour poursuivre!). Vu que nous revenions assez tard dans la journée, nous avons pu croiser à deux reprises des picverts perçant frenetiquement l'écorce des arbres à la recherche de vers: c'est assez impressionant de voir leur tête frapper le tronc!


Après deux jour de trek enchanteurs et près de 50 kms de marche au compteur (cerise sur le gâteau nous avons eu du beau temps!), nous passons le troisième jour au musée retraçant l'histoire locale et faisons le tour des différents points de vue autour du village.

Après cela, il nous faut revenir à El Calafate pour poursuivre notre voyage (tout les bus sont centralisés ici).
Après avoir brièvement étudié à El Calafate:
- une option de croisière dans les fjords en patagonie chilienne (manque de bol le bateau est parti la veille de notre retour à El Calafate)
- une location de voiture pour passer 3 jours dans le parc de Torres del Paine au Chili (à 60€ la journée de location
=> Le budget vas donc être preservé pour autre chose!)

Au final, nous décidons de nous tenir à notre plan initial, à savoir remonter en bus sur Bariloche (28h de trajet, on approche de notre record!). Manque de bol (bis), pendant notre petite étude de marché, toutes les places de bus ont été vendues!


Il nous faut donc rester un peu plus longtemps que prévu sur El Calafate.

Nous mettons a profit ce temps disponible pour faire une petite sortie à cheval, d'autant plus que le forfait comprend un très bon repas (avec viande à volonté!) dans un cadre fort sympathique!