jeudi 25 février 2010

Première étape en Argentine: la Patagonie

Notre premier vol au départ de Santiago était pour Buenos Aires. Sitôt arrivés à l'aéroport international, nous prenons un bus pour l'aéroport domestique: en effet notre second vol est prévu le lendemain matin à 5h55. Après une bonne nuit de sommeil, passée dans des conditions optimales (sur le carelage de l'aéroport avec des disqueuses et des marteau piqueurs en fond sonore!), nous embarquons sans encombres pour notre vol et 3h après nous voici à El Calafate.

Petite frayeur à l'arrivée car je ne retrouvait plus notre portefeuille de pesos argentin, après avoir allerté le staff de l'avion, nous finissons par le récupérer (avec tout l'argent dedans: qu'est ce qu'ils sont honnètes ces argentins!): le portefeuille était tombé de ma poche lors du débarquement.



El Calafate est une petite ville très touristique (qui ne vit d'ailleurs que de ça)! Nous n'avons prévu d'y passer que quelques jours avant de monter plus au nord. Cette ville se situe à une latitude de 50°, soit beaucoup plus au sud que les fjords de la Nouvelle Zélande où nous étions à 45°, mais pas autant qu'Ushuaîa qui se trouve à 54° Latitude Sud.

Nous avons logé dans une très belle auberge, avec une énorme baie vitrée offrant une vue sur le lac voisin: La classe!

Le lendemain de notre arrivée, nous partons à la découverte du parc national de Los Glaciares et plus particulierement du glacier Perito Moreno (la grosse attraction du coin). En arrivant sur place, on comprend vite pourquoi ce dernier est si célèbre: il est situé a basse altitude, est très facile d'accès, se déplace très vite (jusqu'à 2m par jour) et pour finir, il vient se jeter (ou plutot s'écrouler) avec fracas dans un lac!

Des balcons permettent de s'approcher un peu de la bête. Nous avons fait aussi une approche en bateau, permettant de le voir ainsi sous une autre perspective. Comparé aux glaciers Néo Zélandais, celui ci parait énorme! C'est un mur de 50 mètres de glace et de plusieurs kilomètres de large qui se dresse devant nous, lachant de manière aléatoire des blocs de plusieurs tonnes. Tout les 4 ans, le glacier vient au contact de la moraine en face de la baie, divisant le lac en deux parties. L'eau parvient malgré tout à s'écouler et façonne un énorme tunnel, qui fini par s'écrouler un jour...

Le soleil était de la partie, permettant chaque heure de voir des couleurs de glace différentes allant du blanc au bleu fluo!

Après cette belle journée direction El Chalten... où le Fitz Roy nous attend!

mardi 23 février 2010

Derniers jours au Chili: Valparaiso

De retour dans la région de Santiago pour quelques jours avant de quitter le Chili, nous avons passé une journée à Valparaiso (Mathilde maitrisant à merveille l'achat de billet de bus en espagnol ;-) ).

Valparaiso est située à 150 kms sur la cote à l'ouest de Santiago et est considérée comme la capitale culturelle et artistique du Chili. Cette ville était une escale importante avant l'ouverture du canal de Panama (qui a mis une fin à l'age de d'or de cette ville).

Cette ville est un peu déroutante: avec une partie basse avec des ruelles pas toujours "clean" et des parfums (ou plutot des odeurs) qui titillent les narines, et une partie haute qui semble être plus bourgeoise avec des maisons du XIX colorées. Le tout étant connecté par des escaliers et des "ascenseurs" dans tous les sens: difficile de s'y retrouver au début!


Après cette petite escapade, retour sur Santiago et préparation de notre prochaine étape: L'Argentine et plus particulierement la Patagonie!

dimanche 21 février 2010

San Pedro de Atacama

Après notre petite excursion bolivienne, nous avons décidé de nous poser quelques jours sur San Pedro de Atacama.
Cette petite ville chillienne (pas bien grande et très touristique) est en fait un oasis localisé au milieu du désert d'Atacama: le désert le plus sec du monde. Vu l'absence d'humidité et de pollution, de nombreux observatoires astronomiques sont installés dans la région (celui utilisé pour la scène finale de Quantum of Solace, le dernier James Bond, est à quelques centaines de kilomètres).
Et effectivement "le fond de l'air est sec", la sensation de soif est permanente, même après quelques bières bien fraiches. En contre partie, lorsque l'on se lave les mains , il suffit d'attendre moins d'une minute pour que celles ci sechent à l'air libre!

Ici nous avons fait une petite sortie à la vallée de la mort et de la lune, pu apprendre pas mal de choses sur les anciennes population locales envahis par les incas avant de l'être par les espagnols), ainsi que sur le ciel de l'hémisphère sud lors d'une sortie astronomique. On a pas mal rigolé lors de cette dernière, l'astronome français donnant les explications de manière très pédagogique et fort sympathique: "la c'est la constellation des gémeaux, ça ressemble plus à une grosse chaussure, mais vous comprenez bien qu'il est plus valorisant de dire que l'on du signe astrologique du Gémeau que de la Grosse Chaussure!".

Avant notre départ de San Pédro, nous avons eut droit à un petit séisme d'amplitude 5,3 sur l'échelle de Richter: sensation plutot curieuse, on était quelques personnes à bouquiner sur la terasse, au bout de quelques secondes de secousses, on a commencé à tous se regarder, et à comprendre enfin ce qui se passait!

Après San Pedro, direction Calama où nous devons prendre notre bus pour Santiago. Au passage nous esperons enfin parvenir à visiter la mine de Chuquicamata (on a reservé lors de notre précédente passage dans cette ville! On va pas se faire avoir deux fois!). Après une attente d'une heure, nous parvenons enfin à notre objectif. La visite est assez courte mais le déplacement vallait la peine: nous croisons tout d'abord des camions gigantesques, avant d'acceder au point de vue principal de la mine: et là ça envoi du gros! L'exploitation est la plus grande mine à ciel ouvert au monde, il s'agit d'une fosse énorme de 5km de long et un kilomètre de profondeur creusée par l'homme.
Au fond de ce canyon nous pouvons voir les engins travailler, et les camions (pourtant si gros) font petits à coté des engins de chargement. Pour ce rendre compte de l'échelle, il suffit de regarder la taille des pneus ou bien encore la taille des voitures passant à proximité des engins (c'est simple, la voiture peu rentrer dans le godet de la pelle!).

Après cela il est temps pour nous de retourner sur Santiago pour nos derniers jours au Chili. Après 24h passées dans notre bus (un peu long mais assez comfortable!), c'est chose faite!





jeudi 18 février 2010

Le Nord du Chili et la Bolivie

Après Santiago, nous voilà donc en route pour le Nord du Chili.


Avant notre arrivée en Amérique du sud, nous avons pris un « air pass » avec LAN, ce qui nous a permis de nous offrir un package de 3 vols de liaisons en Amérique du sud pour 315€ (sachant que le vol Santiago/Calama vaut déjà pas loin de 200€).


Première étape, Calama. Cette cité est une ville minière située à 2700m. En effet à une dizaine de kilomètre au Nord se trouve Chuquiquamata, la plus grosse mine de cuivre à ciel ouvert. De notre coté nous avons prévu de:
1) réserver nos billets de train pour rejoindre Uyuni en Bolivie le soir même (il n'y en a qu'un par semaine).
2) visiter la mine de cuivre en attendant le départ du train.

Nous avons prévu ce petit programme sur la base des infos fournis par le guide du routard 2009, lonely planet South America 2007 et le Rough guide 2009. Là ou ça devient marrant, c'est qu'après quelques heures sur place nous apprenons que le voyage en train n 'est plus possible depuis 2007, et que la visite de la mine n'est possible qu'en réservant à l'avance a l'office du tourisme et que tout est complet pour 3 jours (alors que nous avons attendu le guide devant la banque de la ville à 14h00, pendant que d'autres essayait de rejoindre le départ de la visite située au croisement de deux rues … qui en fait ne se croisent pas!!! Il semble que les choses évoluent tellement vite ici, que les infos fournis par les guides ne sont pas très fiables!).

Vu qu'il n'y avait pas de train disponible, nous nous sommes rabattus sur le bus. Et une nouvelle fois nous avons bien choisi notre moment, car le carnaval va débuter le lendemain à Uyuni! Conséquences, tous les bus sont pleins (nous avons croisé deux français qui patientaient depuis 4 jours). Nous de notre coté, on s'est présenté tranquillement au comptoir à 17h00, et l on nous a proposé les places de deux personnes qui s'étaient désistées: la classe!!!

A 6h00 le lendemain, nous voilà donc à attendre notre bus, au milieu des locaux qui profitent de ce tte occasion pour « équiper » la famille ou les amis en Bolivie ou bien pour faire leur petit business. Résultat: le toit du bus est chargé de bagages, de matelas, de roues de voitures, de lave linge! Les objets les plus lourds étant hissés par des cordes.en deux temps trois mouvements.
Le bus est bien rempli: des gens sont assis sur des chaises (ou sont allongés!) dans le couloir.

Après quelques heures, nous voici à la frontière. Pour résumer voilà la manière dont se déroule les choses: les occupants du bus doivent passer le poste de frontière chilien dans l'ordre de la liste établis lors de l'achat des billets. Sachant que plusieurs bus sont présents, il nous faut attendre notre tour pendant une bonne heure. Ensuite le bus repart avec ses occupants jusqu'à la véritable frontière géographique: le bus s'arrête à cinq mètres de la cette limite mais ne la franchis pas! A quelques mètres de nous, mais de l'autre coté de la frontière, se trouve un autre bus, ce sera celui ci qui nous conduiras en Bolivie. En 20 minutes, les passagers et les chargements des deux bus sont échangés!

Nous apprendrons au passage, que les passagers du bus « bolivien » nous attendais depuis 5h! (Nous n'étions pa en retard, c'est plutot l'organisation de cette compagnie bolivienne qui est curieuse!). Après cela, passage au poste frontière bolivien pour faire tamponner le passeport.
Le trajet jusqu'à Uyuni est plutôt chaotique, il ne s'agit pas d'une route mais d'une piste, et les suspensions du bus semble être quasi inexistantes. Notre arrivée en ville coïncide avec une tempête de sable suivi d'un petit orage!

Uyuni est située à 3675m, la montée des marches de l'hotel avec les sacs à dos est donc un peu laborieuse!

Le lendemain, nous partons en quête de nos billets pour une excursion de 3 jours de 4x4 dans l'Altiplano. Le problème est qu'il y a une soixantaine « d'agences », offrant des services bons à très mauvais (conducteurs bourrés, 4x4 défoncés, nourriture immangeable, etc). Après avoir consulté 5 agences, nous en retenons celle qui nous donne le plus confiance (elle est aussi 20% plus cher que la plupart des autres!).

Vu que c'était le début du carnaval à Uyuni, nous avons assisté à divers défilés avec fanfares et projections de mousse et de bombes à eau. Et forcément, pendant que nous nous baladions dans le centre ville, Mathilde s'est faite « attaqué » par un gangs de jeunes garçons armés de pistolets à eau plus gros qu'eux! Et ils ne l'ont pas raté!

Le lendemain, nous partons pour notre « expedition » de 3 jours en 4x4. Premier constat, le 4x4 est en excellent état! On devrait donc éviter le plan foireux des pannes à répétitions, des pneus crevés, etc...

Nous sommes 7 dans le 4x4, le guide bolivien, deux chiliens, deux allemands et nous. Les discussions se sont donc fait en espagnol, en allemand, en anglais et en français, chacun essayant de de se faire comprendre, ou traduisant pour un autre.

Le premier jour d'excursion nous avons traversé le Salar d'Uyuni: Il s'agit de la plus grande étendue de sel au monde. Vu que nous sommes à la fin de la saison des pluies, nous roulons dans 20 cms d'eau dans certaines zones. Après quelques minutes, nous nous retrouvons à rouler au milieu de nulle part! Tout est blanc, plat et le guide semble se repérer à l'aide des montagnes visible au loin. Les nappes d'eau à la surface du salar réfléchissent l'horizon, les montagnes se dédoublent et les autres voitures ressemblent à des Ovnis. Le Salar est est d'une planéité parfaite, à tel point que certains indiquent même que l'on peut percevoir ici la rondeur de la planète!

Nous avons mangé sur une « ile » au milieu du Salar. Cette dernière est recouverte de cactus géant (certains atteignant 12m de haut). Du haut de cette ile nous pouvons voir les 4x4 partir à l'horizon.

Les deuxième et troisième jours, nous avons poursuivis sur des pistes en direction du « coin » de la Bolivie coincé entre le Chili et l'Argentine. Et là, niveau paysage, ça a envoyé du gros! Nous avons traversé de nombreuses zones desertiques, allant de la pampa au désert rocailleux multicolore. Les lacs ont tous une coloration différentes, dépendants des minéraux présents dans la zone.

Le troisième jour, levé à 4h00 afin d'assister au lever du soleil tout en se baignant dans des sources d'eau chaude, avant d'enchainer sur un transfert au poste frontière bolivien, au pied d'un volcan de 5900m. Sur la route nous amenant à San Pedro de Acatama, nous empruntons l'autoroute permettant de rejoindre l'Argentine qui n'est qu'à quelques dizaines de kilomètres de là.



mardi 9 février 2010

Première étape en Amérique du sud: Le Chili et Santiago!

Le dimanche 07 Fevrier a été le jour le plus long de notre existence, puisqu'il a duré 35h!

Départ de Auckland vers les 16h00, 11h de vol et nous voici à Santiago à midi! Du coup l'après midi, une petite sieste s'est imposée.

Nous n'allons passer qu'un peu plus de deux semaines au Chili, la faute à notre volonté d'aller en Patagonie (il ne nous faut pas tarder, car le temps en Mars commence a être vraiment pluvieux là bas).

Nous allons tout d'abord passer un peu plus de deux jours sur Santiago, avant de prendre un vol pour Calama, petite ville située au Nord du pays, à hauteur de la Bolivie. De Calama nous envisageons de prendre un bus ou un train vers Uyuni, en Bolivie, avant de revenir au Chili via San Pedro de Acatama.

Santiago est souvent décrite comme étant la capitale sud américaine la moins "impressionnante", et après deux jours passés ici, ce sentiment se confirme. En effet, on ressent une athmosphère différentes de l'idée que l'on se fait des grandes villes sud américaines.

Voici quelques exemples qui illustrent cette impression:
-le Chili est un petit pays de par sa population (16 millions d'habitants)
-1/3 des chiliens vivent sur Santiago où les environs
-la police locale est respectée et à la réputation d'être serviable et non corrompue.
-le Chili a la réputation d'être le pays le plus sur d'Amérique du sud
-au XIXème siècle, de nombreux allemands sont venus s'installer au Chili, à un époque où le pays ne comptais que 6 millions d'habitant. Cet évenement a encore influence à l'heure actuelle sur l'éducation, ou bien encore l'armée, sans parler des localités du sud qui possèdent noms et batisses "allemandes"

Bon à coté de cela, le Chili est pour nous le premier endroit ou nous devons nous débrouiller en espagnol! Et pour l'instant on se débrouille, malgré un grand moment de solitude pour ma part cet après midi chez DHL (mon interlocuteur n'a pas été très perspicace sur mes explications en frespanglais!).

lundi 8 février 2010

Christchurch et fin !

Christchurch : la dernière ville neo zelandaise que nous avons visité. Pour resumer c´est une ville très british et "tea time", ambiance tranquille, architecture de style anglican des églises et des batiments. Un étape ideale pour nous reposer avant d´affronter l´Amerique du Sud !

Petit detail de notre séjour par contre : nous l´avons passé en prison ! Si, si dans une cellule en bonne et due forme... Pas de panique, nos infractions dans ce pays se sont limitées a notre anecdote de parking "illegal" avec pour consequence un couteux sabot ! En fait nous avons choisi de séjourner volontairement dans une prison qui a ete réabilitée en auberge, le batiment a gardé son cachet "carceral", mais avec tout le confort souhaité, les sanitaires super propres, la cuisine super equipée etc... Il y avait meme une salle de cine privee. Bref c´était sympa et très original comme type d´auberge.

Denière visite avant le départ en avion : centre international sur l´Antarctique, où nous avons pu faire la connnaissance des petits pinguins bleus (tout petit par rapport a son cousin le pinguin empereur qui peut faire jusqu´a 1, 3 m de haut). Cette visite nous a permis aussi de découvrir toutes les recherches menées par les Neo-Zelandais en collaboration avec les Americains en Antarctique qui n´est finalement qu´a 5:30 de vol de Christchurch ! Très marrant aussi notre petit tour en Hägglund : sorte de 4x4 dameuse ( oui je sais mes descriptions ne sont pas aussi techniques que Steve mais bon je fais ce que je peux avec mon cerveau féminin !).

Sachant que je vous écris tout ca en direct de Santiago, il va quand même falloir que je vous fasse un petit mot de conclusion sur la Nouvelle-Zélande ....

-une île très peu peuplée et par des habitants très respectueux de leur environnement ce qui explique cette impression de paysages vierges et protégés : 4 millions d´habitants sur une île quand même relativement grande, ca permet à la nature de se développer en toute tranquillité ! Une nature "paisible", remplie d´oiseaux qui n´ont par ailleurs pas à se soucier de quelconques prédateurs... La plupart des oiseaux natifs de ce pays ne savent/peuvent même plus voler ! Exemple flagrant : l´emblème national qu´est le kiwi !

- la culture du "sport extrême" : dès qu´il y a un truc débile à sensations fortes, ils sont les premiers à y penser ! Et ils ont raison car ca marche à l´étranger, il n´y a qu´regarder le saut à l´élastique !

- la culture Maori : elle s´affirme de plus en plus dans ce pays et c´est tant mieux car mine de rien ils sont arrivés avant les British ! Je reste sous le charme du "haka" tout aussi impressionnant même sorti du contexte du rugby ! Les légendes maoris apportent aussi beaucoup de poésie aux récits sur l´histoire du pays : un peu de finesse et de rèverie dans ce monde de brutes ne fait pas de mal !

- la culture "rugby" bien sûr ! Pas moyen de critiquer les "All Blacks" dans ce pays et encore moins quand on "OSE" être francais ! On peut trouver de partout des produits dérivés sur cette équipe mythique et l´arrivée de la coupe du monde en Nouvelle-Zélande en rajoute une couche !

- une population très décontractée qui se rapproche pas mal de la culture australienne avec d´après moi une dose supplémentaire d´humour et un peu moins une logique commerciale, mais le début du tourisme reste encore récent dans ce beau pays (années 80)...

- le peu de dépaysement alors qu´on est à l´autre bout du monde : merci ou pas aux British d´avoir domestiqué ce pays : ben oui avant y´avait pas de moutons et maintenant y´en a même plus que le nombre d´habitants !


mercredi 3 février 2010

NZ: L'ile du sud (suite)

Après Te Anau et les fjords, nous avons repris la route direction le Nord cette fois-ci.



Première étape, Queenstown. Cette ville est réputée et reconnue pour les stations de ski environnantes, ainsi que pour toutes les activités « extrêmes » qui sont proposées par les multiples agences de la ville (Chute libre, rafting, saut à l'élastique, etc).

De notre coté, nous avons prévu une halte pour faire une petite session de jetboat sur la rivière Shotover. Le principe est simple, vous prenez une rivière avec plein de rochers, un bateau de 2 tonnes équipé de turbines spécifiques (qui dépotent!) lui permettant de naviguer dans 10 cm d'eau, et pour finir vous confiez les commandes à un néo-zélandais un peu excité au niveau pilotage (ce n'est pas compliqué à trouver apparemment). Le résultat est assez impressionnant! La séance de 20 minutes est un enchainement quasi continu de 360° (rendus possible grâce aux turbines), d'appel et contre appel en passant à moins de 50cm des rochers du Canyon. Je suis encore impressionné par les endroits où le jet parvenait à passer (pour résumer, là où un kayak passe, on passe aussi!).




A l'office de tourisme locale, un petit prospectus a attiré mon attention.
Le voici:
Et vu qu'il restait de la place l'après midi où nous étions à Queenstown, je me suis inscrit...(PS pour Ben: Je n'ai pas beuglé comme un putois contrairement à Ponsonnas.)

L'équipe qui propose cette activité est complètement déjantée! Il propose une multitude d'options au niveau des sauts: sauter assis sur une chaise dos au vide, suspendu à une corde qu'un membre du staff va couper lentement au couteau, saut la tête dans une poubelle, etc...
(http://www.canyonswing.co.nz/)

De mon coté j'ai opté pour le « pin drop », un simple saut de coté en étant plié à 90°, classé malgré tout dans les « scarry scarry scarry» (a bein oui, c'est pas comme les autres options où on se laisse faire, là il faut agir soit même!).
Dans le minibus qui nous a ramené en ville, un bêtisier des meilleurs (ou plutôt des pires!) sauts est diffusé: Tout simplement Exceptionnel!!! Dommage qu'il ne soit pas en vente dans le commerce!


Après Queenstown, direction Aoraki Mt Cook Village.
Ce petit complexe touristique est situé (comme son nom le suggère!) au pied de Aoraki Mt Cook, le plus haut sommet de NZ culminant à 3754m.

Pour vous donner tout de suite une idée du paysage, c'est ici qu'a été tourné la scène de la bataille finale entre orcs et humains dans le Seigneur des Anneaux (lorsque cela n'était pas en studio bien sur). Lors du tournage, il arrivait souvent de voir les figurants (encore en costumes d'orcs ou de chevaliers) discuter tranquillement de leur journée devant une bière au bar du coin!


Mise à part profiter du paysage, nous avons fait un tour au centre alpin Sir Edmund Hillary, (élu « personnalité préférée » des néo zélandais jusqu'à son décès en 2008). Ce n'est pas un hasard si le centre a été localisée ici et nommée ainsi: Edmund Hillary s'est aguerri sur les pentes de ces montagnes truffées de glaciers. C'est justement cette « spécialisation » dans la glace qui lui a permis d'être retenue dans l'expédition britannique partie à la conquête de l'Everest. Une exposition lui est bien sur dédiée dans le musée. Ce qui nous a permis d'apprendre que cette personnalité ne s'est pas « reposée» sur ses lauriers après avoir été (avec Tzenging) le premier homme au sommet de l'Everest. Il a activement participé à la découverte de l'Antarctique et s'est investi pendant de nombreuses années au Népal, pour faire construire hôpitaux et écoles dans les endroits les plus reculés.

Les glaciers du coin font un joli cadeaux aux visiteurs: l'eau des rivières est en effet chargée de particules minérales, qui ont pour conséquences de colorer les lacs. Et la attention, ce n'est pas vert , ni jaune, ni bleu foncé, mais bleu électrique! C'est assez impressionant, et avec ou sans les lunettes de soleil ça ne change rien, c'est toujours aussi bleu!!!


Après cette petite halte montagnarde, direction la cote Est et Kaikoura. Kaikoura possède la particularité d'être située à proximité d'un canyon sous marin de plus de 1000m de profondeur. Ce canyon attire une riche faune sous marine, notamment des cachalots. Après 20 minutes de bateaux, nous voici au dessus de cette faille, à la recherche d'un jet de brume ou d'une forme sombre. Après moins de 5 minutes, un premier cachalot est repéré! Ceux ci viennent respirer/récupérer quelques minutes à la surface avant de repartir en plongé pour se nourrir. Au total, en une heure nous aurons vu quatre cachalots et, petite surprise car beaucoup plus rare, des orques!



Vu qu'il annonçait une mer un peu agitée (50cm de creux, c'est pas le Cap Horn, mais ça suffit pour passer la matinée tête penché au dessus de l'eau à nourrir les poissons), on a prit des cachets pour traiter la « sea sickness ». Ça a bien marché pour Mathilde, mais pour ma part, c'est le traitement qui m'a rendu patraque (même le trajet en bus jusqu'au bateau m'a secoué l'estomac!). Mais bon, j'ai su me tenir et surtout contenir le petit déjeuner!

Après deux jours passés à Kaikoura à observer cachalots et otaries, direction Christchurch pour nos derniers jours en Nouvelle Zélande!