jeudi 18 février 2010

Le Nord du Chili et la Bolivie

Après Santiago, nous voilà donc en route pour le Nord du Chili.


Avant notre arrivée en Amérique du sud, nous avons pris un « air pass » avec LAN, ce qui nous a permis de nous offrir un package de 3 vols de liaisons en Amérique du sud pour 315€ (sachant que le vol Santiago/Calama vaut déjà pas loin de 200€).


Première étape, Calama. Cette cité est une ville minière située à 2700m. En effet à une dizaine de kilomètre au Nord se trouve Chuquiquamata, la plus grosse mine de cuivre à ciel ouvert. De notre coté nous avons prévu de:
1) réserver nos billets de train pour rejoindre Uyuni en Bolivie le soir même (il n'y en a qu'un par semaine).
2) visiter la mine de cuivre en attendant le départ du train.

Nous avons prévu ce petit programme sur la base des infos fournis par le guide du routard 2009, lonely planet South America 2007 et le Rough guide 2009. Là ou ça devient marrant, c'est qu'après quelques heures sur place nous apprenons que le voyage en train n 'est plus possible depuis 2007, et que la visite de la mine n'est possible qu'en réservant à l'avance a l'office du tourisme et que tout est complet pour 3 jours (alors que nous avons attendu le guide devant la banque de la ville à 14h00, pendant que d'autres essayait de rejoindre le départ de la visite située au croisement de deux rues … qui en fait ne se croisent pas!!! Il semble que les choses évoluent tellement vite ici, que les infos fournis par les guides ne sont pas très fiables!).

Vu qu'il n'y avait pas de train disponible, nous nous sommes rabattus sur le bus. Et une nouvelle fois nous avons bien choisi notre moment, car le carnaval va débuter le lendemain à Uyuni! Conséquences, tous les bus sont pleins (nous avons croisé deux français qui patientaient depuis 4 jours). Nous de notre coté, on s'est présenté tranquillement au comptoir à 17h00, et l on nous a proposé les places de deux personnes qui s'étaient désistées: la classe!!!

A 6h00 le lendemain, nous voilà donc à attendre notre bus, au milieu des locaux qui profitent de ce tte occasion pour « équiper » la famille ou les amis en Bolivie ou bien pour faire leur petit business. Résultat: le toit du bus est chargé de bagages, de matelas, de roues de voitures, de lave linge! Les objets les plus lourds étant hissés par des cordes.en deux temps trois mouvements.
Le bus est bien rempli: des gens sont assis sur des chaises (ou sont allongés!) dans le couloir.

Après quelques heures, nous voici à la frontière. Pour résumer voilà la manière dont se déroule les choses: les occupants du bus doivent passer le poste de frontière chilien dans l'ordre de la liste établis lors de l'achat des billets. Sachant que plusieurs bus sont présents, il nous faut attendre notre tour pendant une bonne heure. Ensuite le bus repart avec ses occupants jusqu'à la véritable frontière géographique: le bus s'arrête à cinq mètres de la cette limite mais ne la franchis pas! A quelques mètres de nous, mais de l'autre coté de la frontière, se trouve un autre bus, ce sera celui ci qui nous conduiras en Bolivie. En 20 minutes, les passagers et les chargements des deux bus sont échangés!

Nous apprendrons au passage, que les passagers du bus « bolivien » nous attendais depuis 5h! (Nous n'étions pa en retard, c'est plutot l'organisation de cette compagnie bolivienne qui est curieuse!). Après cela, passage au poste frontière bolivien pour faire tamponner le passeport.
Le trajet jusqu'à Uyuni est plutôt chaotique, il ne s'agit pas d'une route mais d'une piste, et les suspensions du bus semble être quasi inexistantes. Notre arrivée en ville coïncide avec une tempête de sable suivi d'un petit orage!

Uyuni est située à 3675m, la montée des marches de l'hotel avec les sacs à dos est donc un peu laborieuse!

Le lendemain, nous partons en quête de nos billets pour une excursion de 3 jours de 4x4 dans l'Altiplano. Le problème est qu'il y a une soixantaine « d'agences », offrant des services bons à très mauvais (conducteurs bourrés, 4x4 défoncés, nourriture immangeable, etc). Après avoir consulté 5 agences, nous en retenons celle qui nous donne le plus confiance (elle est aussi 20% plus cher que la plupart des autres!).

Vu que c'était le début du carnaval à Uyuni, nous avons assisté à divers défilés avec fanfares et projections de mousse et de bombes à eau. Et forcément, pendant que nous nous baladions dans le centre ville, Mathilde s'est faite « attaqué » par un gangs de jeunes garçons armés de pistolets à eau plus gros qu'eux! Et ils ne l'ont pas raté!

Le lendemain, nous partons pour notre « expedition » de 3 jours en 4x4. Premier constat, le 4x4 est en excellent état! On devrait donc éviter le plan foireux des pannes à répétitions, des pneus crevés, etc...

Nous sommes 7 dans le 4x4, le guide bolivien, deux chiliens, deux allemands et nous. Les discussions se sont donc fait en espagnol, en allemand, en anglais et en français, chacun essayant de de se faire comprendre, ou traduisant pour un autre.

Le premier jour d'excursion nous avons traversé le Salar d'Uyuni: Il s'agit de la plus grande étendue de sel au monde. Vu que nous sommes à la fin de la saison des pluies, nous roulons dans 20 cms d'eau dans certaines zones. Après quelques minutes, nous nous retrouvons à rouler au milieu de nulle part! Tout est blanc, plat et le guide semble se repérer à l'aide des montagnes visible au loin. Les nappes d'eau à la surface du salar réfléchissent l'horizon, les montagnes se dédoublent et les autres voitures ressemblent à des Ovnis. Le Salar est est d'une planéité parfaite, à tel point que certains indiquent même que l'on peut percevoir ici la rondeur de la planète!

Nous avons mangé sur une « ile » au milieu du Salar. Cette dernière est recouverte de cactus géant (certains atteignant 12m de haut). Du haut de cette ile nous pouvons voir les 4x4 partir à l'horizon.

Les deuxième et troisième jours, nous avons poursuivis sur des pistes en direction du « coin » de la Bolivie coincé entre le Chili et l'Argentine. Et là, niveau paysage, ça a envoyé du gros! Nous avons traversé de nombreuses zones desertiques, allant de la pampa au désert rocailleux multicolore. Les lacs ont tous une coloration différentes, dépendants des minéraux présents dans la zone.

Le troisième jour, levé à 4h00 afin d'assister au lever du soleil tout en se baignant dans des sources d'eau chaude, avant d'enchainer sur un transfert au poste frontière bolivien, au pied d'un volcan de 5900m. Sur la route nous amenant à San Pedro de Acatama, nous empruntons l'autoroute permettant de rejoindre l'Argentine qui n'est qu'à quelques dizaines de kilomètres de là.