lundi 30 novembre 2009

Ascension du Gunung Rinjani (3726m)

Nous avons donc décidé de commencer notre séjour sur Lombok par l'ascension du Rinjani. Ce sera notre 4ème ascension de volcan, mais pas la moindre car le Rinjani est le deuxième sommet d'Indonésie. De plus, les précédentes ascension se déroulait sous la forme "une nuit + retour dans la matinée", mais là nous allons passer 3 jours et deux nuits à gambader dans la jungle et au milieu des cailloux.

Première petite surprise au départ, nous n'allons pas commencer le trek à 1100m (comme expliqué lors de la reservation) mais à 601m! Le sommet étant à plus de 3700m, cela fait un joli petit cumul! Ajouter à cela une descente dans le cratère et une remontée et l'on arrive à +3600m en 3 jours, le compte est bon!

Le Gunung Rinjani est la destination de nombreux treks car il offre de nombreuses possibilités. En effet au pied du sommet se trouve un gigantesque cratère de 4kms de diamètre, cratère qui est en parti occupé par un lac. Au milieu de ce lac trone un autre "petit" volcan, plus jeune (quelques centaines d'années seulement) en activité. Des sources chaudes se trouvent également sur le chemin du sommet. Les objectifs de treks peuvent donc être l'arrête du cratére (2600m), les sources chaudes et le lac (2000m) ou bien encore le sommet.

De nouveau, nous nous sommes levés aux aurores (voir bien avant!) puisque le premier jour nous devons décoler à 4h30, puis à 4h00 le second jour du trek, et enfin à 2h00 pour "l'assaut final".

Mais tout cela en vaut amplement la peine à la vue du spectacle qu'offre le sommet. Sommet qui d'ailleurs se mérite, la dernière heure d'ascension sur la crète se déroulant sur une pente sabloneuse très glissante qui rend la progression difficile et décourageante (mais quel régal à la descente!).

Après avoir vu cette année les porteurs népalais (qui portent sur le dos avec une sangle sur la tête ) et Ladakhis (qui ne s'embetent pas et utilisent des mules ou des chevaux!), je fus très surpris par la technique de portage indonésienne : deux caisses attachées à chaque extremités d'un bambou (genre haltères). J'ai pu comprendre l'intéret de cette technique en suivant un porteur (marchant pieds nus, sous la pluie) dans un mur quasi vertical: ils peuvent facilement faire passer la charge d'un coté ou de l'autre, tout en la gardant près de la paroi (et ils ne sont ainsi pas déséquilibrés en arrière). Chapeau bas à eux en tout cas (faut voir la vitessee à laquelle ils grimpent en plus!!!).